|
La plupart des
joueurs n'ont pas de stratégie définie. Certes, ils
ont des habitudes, des tactiques, des certitudes
(pas toujours bien étayées) mais rarement une
stratégie qui guide leurs décisions. Alors, lisez
attentivement cet article car vous allez enfin
pouvoir espérer faire le lien entre passion, raison
et... efficacité !
Supposons que vous soyez devenu spéculateur et que
vous soyez bien décidé à jouer aux courses pour
gagner. Vous avez trouvé une méthode qui vous
laisse, l'un dans l'autre, 20 % de votre capital en
bénéfice par mois. Votre masse de manœuvre, au
départ, est de 15 €. À la fin du premier mois, vous
aurez donc gagné 3 €. Vous les ajoutez à votre
capital qui sera alors, le mois suivant, de 18 €.
Répartissant vos mises en conséquence, à la fin de
ce deuxième mois, votre bénéfice sera de 3,60 € et
votre capital, pour commencer le troisième mois,
sera porté à 21,60 €. Vous procéderez de la sorte
chaque mois.
Voyons maintenant, ami spéculateur, ce que va
devenir votre capital de départ à la fin de votre
première année de jeu : il sera passé de 15 € à
133,74 €. À la fin de la seconde année, il aura
atteint la coquette somme de 1192,45 €. À la fin de
la troisième année, il atteindra 10 632,03 €. C'est
la magie des intérêts cumulés.
Jouez avec la cote : Attention, tout ce qui est dit
ici à propos des cotes concerne le Jeu Simple
Gagnant. Dans ce jeu :
* une cote de 5/1, par exemple, assure de toucher 5
+ 1 = 6 € pour un euro de mise.
* une cote de 2/1 assure de toucher 2+1 = 3 € pour 1
€ de mise.
En ce qui concerne le Jeu Simple Placé :
* une cote de 13/1 peut aussi bien assurer de
toucher 1,70 € pour 1 € que 2,10 € pour 1 €.
Alors que dans le Jeu Simple Gagnant la cote procure
toujours un rapport fixe calculable comme indiqué
ci-dessus, dans le Jeu Simple Placé, à cotes égales,
les cotes varient sensiblement. En fait, elles sont
directement fonction des joueurs qui ont fait un
pronostic juste sur le cheval concerné.
Calcul des cotes et barème.
De nombreux lecteurs ne savent pas lire les cotes et
s'embrouillent dans des fractions du genre 14/10,
7/2 ou 25/4 mais, par contre, savent très bien ce
que signifie 3/1,7/1 ou 13/1.
C'est pourtant simple.
Il suffit de ramener toutes les cotes au plus petit
dénominateur commun (soit X/1 ), c'est-à-dire de
diviser le premier chiffre ou nombre (numérateur)
par le second (dénominateur). Ainsi :
* pour une cote de 6/4, nous divisons 6 par 4 et
nous obtenons 1,5 contre 1 (soit 1,5/1 ).
* pour une cote de 29/10, nous divisons 29 par 10 et
nous obtenons 2,9 contre 1 (soit 2,9/1 ).
* pour une cote de 15/2, nous divisons 15 par 2 et
nous obtenons 7,5 contre 1 (soit 7,5/1 ).
Il est facile de constater alors que 1,5/1 est plus
petit que 2,9/1,
qui est lui-même plus petit que 7,5/1.
Dans le premier cas, 1,5/1, le cheval aurait
rapporté 2,50 €
(1,5+1) pour 1€,
dans le second cas, 2,9/1, le cheval aurait rapporté
3,90 €
(2,90+1) pour 1€,
dans le troisième cas, 7,5/1, le cheval aurait
rapporté 8,50 €
(7,50+1) pour 1€.
Nota : pour connaître le rapport pour un euro, on
ajoute 1€ à la cote : une cote de 3/1 rapporte donc
3+1 =4 euros.
Il est évident qu'il est beaucoup plus commode
d'annoncer ou d'imprimer 13/4 plutôt que 3,25/1,
mais c'est exactement pareil. Par commodité, nous
vous donnons page 24 le barème de toutes les cotes
allant de I /10 cote minimum) à 9/1.
Comment jouer avec la cote ?
La
cote d'un cheval est un des éléments les plus
valables, sinon le plus valable, dans la recherche
du bon cheval à jouer ; cela se conçoit d'ailleurs
aisément puisque la cote est le résultat d'un vote.
Autrement dit, elle représente le suffrage universel
du public.
Un turfiste ou un pronostiqueur peut certes se
tromper sur la chance d'un cheval, mais la masse des
parieurs, elle, se trompe rarement.
Cependant, des erreurs de jugement sont souvent dues
au fait que les joueurs n'ont pas toujours une
mémoire fidèle. Ainsi, un favori battu à 2/1 fera
souvent, à sa sortie suivante, une cote de 5/1 ou
plus.
En effet, les parieurs délaissent vite un cheval
sous prétexte qu'il s'est mal classé, sans penser
qu'une performance médiocre peut avoir plusieurs
causes exceptionnelles : mauvais départ,
impossibilité de trouver le passage, inaptitude à la
distance, à la piste ou au terrain, tactique
contraire, mauvaise place à la corde...). Nous
allons donc vous donner les critères à suivre pour
interpréter la cote de façon la plus efficiente.
A) D'abord, la cote d'un cheval ne prend toute sa
valeur que dans la mesure où elle est relativement
récente. Après un mois, elle est déjà sujette à
caution car la forme des pur-sang varie assez
rapidement.
B) Ensuite, la cote est tributaire du nombre de
partants que comporte la course : plus le nombre de
partants est réduit, plus la cote doit être basse
pour être significative. A ce sujet, il existe un
procédé donnant la « cote maxi » au-delà de laquelle
les chevaux n'auront que très peu de chances de
figurer à l'arrivée. Ainsi, pour une course de 20
partants, la cote maxi sera de 10/1, pour une course
de 18 partants elle sera de 9/1 et pour une course
de 15 partants de 7,5/1 (ou 15/2).
Vous avez compris, pour calculer cette cote maxi, il
suffit de diviser le nombre de partants par 2.
C) Enfin, la valeur d'une faible cote est d'autant
plus significative que le Prix (valeur nominale de
la course) où elle a été obtenue est élevé.
Ainsi, une cote de 10/1 dans un prix de 45 000 € est
nettement plus intéressante qu'une cote de 5/1 dans
un prix de 9 000 €. C'est-à-dire qu'à cote égale, il
faut toujours préférer celle qui a été obtenue dans
la course de la plus forte allocation.
Un Aperçu Du Site du
PMU :
 |